Lundi 12 mai 2008
Par Laurentyna
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Dimanche 9 mars 2008
By Mandarynka, Boobs, Booz

M: Pourquoi les mecs ne s'engagent pas?
B: Parce qu'on a besoin de plus de chocolat.

Bz: Pourquoi Mandarynka n'est-elle toujours pas strip-teaseuse ou playmate?
M: Parce qu'on est maître de notre destin.

M: Pourquoi les livres nous fascinent?
Bz: Parce qu'il est impossible de toujours répondre aux questions qu'on se pose.

Bz: Si je décidais de me faire tatouer le cul...
M: ... alors je ferais n'importe quoi.

B: Si je n'étais pas coincée...
Bz: ... alors on irait tous danser sur la plage jusqu'aux petites heures.

M: Si l'amour était le maître du monde...
B: ... alors on ne réfléchirait plus... on agirait!

B: Si Booz était une fille...
Bz: ... alors ce serait l'heure de faire quelques concessions.

M: Quand on se regardera dans trois ans...
Bz: ... j'irai voir ailleurs si les pâquerettes sont aussi blanches.
Par Laurentyna - Publié dans : Divers
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Samedi 8 mars 2008
          Timidement, talentueusement, il a pris les devants, et je l’ai suivi.

Homme de musique et de littérature, il a vite montré ses véritables intérêts et me les a joliment transmis sous les nuits noires de l’hiver.

Oscillant entre s’accrocher et s’éloigner, nous nous engageâmes à l’aveuglette sur un sentier cahotique, ne pensant à rien, nous reniant parfois nous-mêmes, projetés dans l’avenir.

Mes pensées étaient toujours positives, et même si mon cœur ne cognait pas assez fort pour lui, j’en avais pleine conscience, je me raisonnais et me coinçais en attendant une délivrance : battante et volontaire, je voulais le connaître, et peut-être l’aimer, car à mes yeux, nous pouvions former un jour une alchimie intéressante à étudier.

Arriva ce moment où ses propres masques tombèrent et s’écrasèrent à ses pieds ; horrifié de s’être leurré, il tomba de bien plus haut que moi et me quitta pour d’obscures raisons qu’il ne s’avouait pas ; je pleurai, oui, sur son manque de persévérance, puis je reçus mille compliments sur mes diverses perfections et regrettai non celui qu’il est, puisque je ne le connais pas, mais celui que je voyais en lui, ce qui fait encore plus mal puisqu’il n’existe pas.

          Silences gênés, aveux douloureux de part et d’autre, je me demande aujourd’hui dans quelle mesure nous avons été complices ; je suis un tigre blanc qui cherche un cygne noir : sans doute est-il une panthère noire.
Par Laurentyna - Publié dans : Les écrits de Mandarynka
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Lundi 25 février 2008

A Patate... c'est de circonstance...

Dieu mais que la vie est belle
Sans se poser de questions
Sans se poser de problèmes
Sans dire oui et sans dire non

Dieu mais que la vie est douce
Dans le coeur de l'insouciance
Dans l'étrange indiscipline
Dans l'oubli de nos cinq sens

Dieu mais que la vie est rose
Sans reproches ni objections
Sans contredire, sans mentir
Sans sous-entendu bidon

Dieu mais que la vie est gaie
Dans les bras d'un inconnu
Embraser l'inadvertance
Embrassé et mis à nu


Et si on oubliait tout
Juste pour voir
Et si on oubliait rien
Juste pour savoir

Dieu mais que la vie est douce
Quand les feuilles sont tombées
Quand le ciel est à nos têtes
Quand l'amour pointe son nez

Dieu mais que la vie est courte
Tout au bout de nos passions
Tout au bout de nos printemps
Le mélange des saisons

Et si on oubliait tout
Juste pour voir
Et si on oubliait rien
Juste pour savoir

Par Laurentyna - Publié dans : Musique
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Samedi 12 janvier 2008
On ne regarde utilement les garçons qu'en ayant un miroir à la main. (p.89)

Je sus qu'un regard qui se prolonge peut jeter les amants dans les bras l'un de l'autre. (p.90)

[Le mariage] n'apporta d'autre changement à sa mise que l'alliance en or, ce qui ne transforme, d'une femme, que l'âme. (p.90)

Je compris que, dans la beauté, les traits ne sont que pâte modelée par l'esprit. (p.91)

On épouse les filles qu'on croit qu'on peut soumettre. (p.102)

Si tu veux le mariage, tu dois choisir un mari : c'en est un. Je reconnais cette race-là à cent mètres, ce sont des hommes qu'on ne remarque pas, ils sont toujours à l'heure, ils ont des manières parfaites et ne laissent jamais une femme les précéder dans un escalier ou un restaurant. (p.104)

Qu'est-ce qui nimbe tout à coup si puissamment une femme qu'elle règne sur ceux qui la voient? Je n'aime pas ce pouvoir étrange dont j'ai parfois usé, il a quelque chose de corrupteur, dans le temps même où je m'en servais il me faisait peur. (p.105)

Je me retrouvais aussitôt dans l'univers de l'amour, où le temps ne s'écoule plus, chaque seconde contient une éternité immuable, l'Amérique redevient l'Eldorado, l'or des caresses et la splendeur des plaisirs. (pp.147-148)

J'avais cru conquérir Léopold et je fus longue à comprendre que personne ne conquiert personne, que simplement on reconnaît l'objet qu'on attendait, l'image que nos rêves ont construite, le souvenir d'un visage qu'on n'avait pas encore vu. (pp. 189-190)

Nous n'appartenons qu'à ceux à qui nous décidons de nous donner. (p.190)

Nous nous engloutîmes l'un dans l'autre, il nous fallut de nouveau toute la nuit pour apaiser l'affolement, calmer la terreur de Léopold sans Émilienne, d'Émilienne sans Léopold, rassurer les amants séparés, gagner la grève, reprendre souffle, nous reposer sur le sable après la terrible tempête où nous avions failli mourir noyés dans l'absence. (p.192)

Il me semble que je n'ai jamais cessé de tomber amoureuse de lui. (p.195)
Par Laurentyna - Publié dans : Lectures
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Lundi 24 décembre 2007

Autant le passage de l'enfant à l'adolescente fut fabuleux, formatif et facile, autant le passage de l'adolescente à l'adulte est douloureux, délicat et difficile ; mais peut-être la mémoire fait-elle défaut et n'a-t-elle retenu du premier passage que les joies définitives...

L'adolescente a toujours été attirée par l'adulte ; elle a la chance d'en avoir enfin rencontré un vrai, à la fois adulte et à sa portée... Ils se tireront vers le haut.

Par Laurentyna - Publié dans : Les écrits de Mandarynka
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Vendredi 14 décembre 2007

C'est un tailleur de notes et de sons sulfureux,

Assemblage astucieux de pierres bleues et brutes.

D'un coup d'archet rythmé le sculpte un vent de feu ;

À son embrasement, nous nous rendons sans lutte.

J'admire en lui le prof, le rebelle, l'esclave,

Le calme artificier de mes tendres douleurs,

Le fin admirateur d'une orange au sang slave,

Le châtaignier noueux penché sur l'eau en fleur.

Il a tout réussi, même les premiers pas

Et son côté obscur que les autres n'ont pas

À son esprit sérieux se marie sans tort.

En orchestre éclatant j'aime le voir jouer

En le silhouettant je l'aime passionné.

Mens même à cette vie qui vous mène à la mort !

Par Laurentyna - Publié dans : Les écrits de Mandarynka
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